Compte Rendu SLAM

Damien Guillemin, danseur professionnel et slameur depuis 2005. Il fait partie de plusieurs compagnies comme En Lacet, Lu², La Licorne mais également des ateliers Slam à Reims. Nous avons eu la chance de le rencontrer pour qu'il nous parle mieux de sa discipline et de son histoire mais également pour qu'il nous montre quelques exercices de respiration et d'encrage au sol pour nous aider lors de l'épreuve du baccalauréat, le Grand Oral.

Le verbe « slamer », signifie « claquer » des mots, ne pas les réciter, ce qui définie bien le SLAM. C'est une discipline apparue aux États-Unis, à Chicago en 1986. Elle a été inventée par Marc Smith, entrepreneur en bâtiment, qui avait toujours un bloc-note dans sa poche pour écrire des textes, des mots etc. Il n'était pas poète et par conséquent, ne parlait pas de ce qu'il faisait, cela était réserver à « l'élite poétique ». Cependant, c'est pour essayer de séduire une femme qui adorait la poésie, qu'il va monter sur la scène du « Green Mill » ou « Moulin Vert » en français, où se reproduisaient des groupes, des poètes, pour slamer. Il va donner un euro à la patronne du bar pour qu'elle accepte qu'il monte sur scène et va ensuite demander à trois personnes de l'écouter et de lui mettre une note avec un chiffre après la virgule à la fin. Il voulait être sûr que les gens allaient l'écouter et leur demander de le noter les obligeaient à être attentifs et également à demander aux autres de se taire pour bien entendre.

Le SLAM est noté de manière personnelle, par rapport au ressenti de chacun, c'est une « note de cœur » et c'est pour cela que nous disons que les meilleurs slameurs ne gagnent jamais, le texte est plus important que la technique car il touche plus. Le premier championnat se déroule dans les années 90 et est remporté par Saul William. Petit à petit, le SLAM se propage jusqu'en Angleterre, mais se modifie quelque peu, au lieu de donner un euro au patron du bar, ils négocient « pour un poème dit, une verre/vers offert », ce qui motive les gens à monter sur scène. Le SLAM devient une vraie discipline reconnue jusqu'à avoir un film qui en parle. « SLAM » est une histoire qui se déroule en prison, les détenus doivent choisir entre deux camps et ils font des battles de SLAM.

Les règles du SLAM sont simples, le texte ne doit pas dépasser les trois minutes, pour dix secondes de plus, il y a 0,5 point en moins. Le jury est choisi au hasard dans les gens présents dans le bar et pour les compétitions, se sont des slameurs reconnus. L'ordre de passage est également aléatoire. Les slameurs doivent être habillés comme ils s'habillent tous les jours, pas de déguisement comme au théâtre pour éviter les injustices sociales. Il n'y a pas d'accompagnement musicale, ils doivent slamer a cappella . Enfin, il n'y a aucune façon exacte de slamer, chacun est libre de le faire comme il veut du moment qu'il respecte les règles et le temps de passage des autres.

Pendant les séances que nous avons eu avec Damien Guillemin, nous avons d'abord fait des exercices de respirations. Nous étions toutes en cercle et nous devions réussir à contracter notre thorax pour relâcher l'air morceau par morceau en faisant « Ah ! Uh ! Oh ! ». Cela nous permet de mieux contrôler notre air mais également la portée de notre voix. C'est un exercice difficile qui nécessite beaucoup de concentration et de répétitions pour être maîtrisé. Nous avons ensuite coordonné cet exercice avec des mouvement de bras, à chaque son, nos bras vont dans une direction différente, collés au torse, en l'air puis en désignant quelqu'un qui devra à son tour reproduire cela. De plus, nous avons travaillé notre respiration en imposant une durée d'inspiration et d'expiration. Nous devions prendre une bouffée d'air puis tout en expirant, descendre au sol le plus doucement possible jusqu'à nous retrouver accroupies et seulement à ce moment nous pouvions ré-inspirer.

Ensuite, nous avons travaillé l'encrage au sol en faisant des traversées de mouvements à différents niveaux. Nous commençons au sol en nous servant uniquement de nos jambes pour nous déplacer, puis petit à petit nous utilisons nos bras, nous montons de plus en plus sur nos jambes jusqu'à finir complètement debout. Cette exercice est physique et demande beaucoup d'équilibre et de concentration, nous allons à l'encontre de nos réflexes car nous voulons utiliser nos bras pour soulager la douleur de nos jambes. Nous avons également pratiqué des déplacements allongés sur le sol avec quelqu'un d'autre qui nous tire sur une jambe pour nous retourner. Cela nous montre que le mouvement d'un seul de nos membres peut entraîner tout notre corps avec.

Le but de cette intervention était également de nous sensibiliser au SLAM et c'est donc pour cela que nous avons du écrire tout un texte qui parle de notre chorégraphie. Nous devons expliquer nos choix de thématiques, nos choix scénographiques avec un minimum de temps de cinq minutes, comme le temps de l'épreuve du Grand Oral. Nous devons nous tenir debout devant Damien Guillemin et présenter notre chorégraphie, nous pouvons y rajouter des mouvements en rapport avec ce que nous disons ou avec notre thème pour accentuer notre propos.

VictorineDanse
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